Menu
- Immobilier
- Réméré
- Analyses Financières
- Analyses du Marché
- Gestion Actions Melixia
- Newsletter de la semaine
- Zoom du mois
- Inclassables
Calendrier
| L. | Ma | Me | J. | V. | S. | D. |
| 1 | ||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 |
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 |
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 |
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | |
Articles Récents
- L’investissement moderne en trois histoires
- Bull Market Vs Bear Rally
- Les secteurs d’avenir
- La Grande Dépression Vs « La Grande Dépression 2008 »
- L’allocation optimal pour une gestion long terme
- Le marché est pris en otage par les analystes
- Evergreen Solar serait-il le prochain Research In Motion ?
- Le marché est il en solde ?
- La fin du Monde ou la fin d'un Monde ?
mercredi, 08 avril
Les secteurs d’avenir
Un investisseur à long terme doit être capable de trouver les compagnies qui seront les leaders de demain et donc généreront sur la durée un profit conséquent pour ses actionnaires. Détecter ce genre de société repose naturellement sur une analyse approfondie des fondamentaux mais il existe un paramètre complémentaire non négligeable : trouver les secteurs de demain.
Mais prévoir les secteurs d’avenir n’est pas une chose facile, et il faut être capable, comme pour les analyses fondamentales, d’ignorer les émotions à court terme des médias ou des spécialistes.
Pour démontrer notre propos, je vous propose de remonter une grosse dizaine d’années plus tôt pour vous raconter une histoire personnelle à travers laquelle certains d’entre vous s’identifieront peut être.
Nous remontons à 1996, j’ai le plaisir d’être l’un des premiers utilisateurs internet de France en souscrivant à un abonnement mensuel qui, pour 65Francs Français de l’époque, m’offrait la possibilité de me connecter par modem sur la toile. J’avais aussi la possibilité de créer un site internet de 150k/o maximum (ce qui représente la taille d’une image aujourd’hui) et un émail autorisant une capacité maximum de 10 mégas. Par contre, il y avait un revers à la médaille : Nous devions nous connecter par téléphone ce qui impliquait un blocage de la ligne téléphonique (quand vous étiez sur internet, on ne pouvait pas vous joindre sur votre ligne fixe), mais aussi une connexion lente (33ko/sec soit 10 fois plus lentement que l’ADSL la moins cher du marché aujourd’hui) et un surcoût conséquent lié tout simplement à la facture téléphonique (les appels locaux étaient très chers à l’époque). Nous pouvons donc en conclure, qu’à l’époque l’internet était considéré comme un bien de Luxe. Ainsi même à 33ko/sec, nous étions extrêmement fier de notre connexion et nous trouvions que la vitesse de l’information était incroyablement rapide.
Nous avançons maintenant à 1999, nous avons sur le marché l’émergence de ce qui deviendra une des plus grandes bulles de l’histoire du marché : La Bulle Internet. En substance jusqu’en 2000, tout ce qui portait un « dotcom » dans son statut arrivait à lever des millions ou milliards de dollars, et voyait un afflux d’acheteurs sur le marché dopés par les analystes qui pronostiquent l’internet et les « dotcoms » comme le secteur de demain, le nouvel eldorado qui permettra à tout le monde de devenir riche. De mon côté, j’ai upgradé ma connexion, en effet, j’ai souscris pour 99francs Français à un abonnement qui à l’époque avait fait grand bruit : L’internet totalement illimité. Naturellement, je me connectais toujours par mon téléphone (ce qui bloquait ma ligne à tout appel) mais cette fois je n’avais plus de facture téléphonique salée, cependant, en échange, il fallait que j’accepte de perdre parfois jusqu’à 30min pour tenter de me connecter aux serveurs parfois il m’était même impossible de me connecter (Trop de demande par rapport à l’offre). Le boom internet commence à arriver, de plus en plus de personnes souscrivent à un abonnement. Mais cela reste malgré tout un bien de « luxe » un tout petit peu plus accessible seulement. Nous voyons l’émergence de boursicoteurs qui alimenteront la bulle internet. Ainsi en 1999-2000, le Net devient, selon les médias, le secteur de demain, il s’agit du lieu où tout le monde doit investir et se développer. Dans les faits, la toile reste marginalement à disposition du peuple, il est encore très lent et surtout dans les foyers aisés ou « pro technologie ». L’achat sur Internet est alors clairement à l’état d’embryon seulement. Pour mieux visualiser cela, seulement 2%-3% des français achètent online en 2000.
Donc en résumé, Internet est encore très lent, diffusé auprès des foyers aisés, la vente online tape un mur (il faut dire que la peur de la sécurité domine) mais nous voyons la création d’une bulle en bourse alimentée par les boursicoteurs et dopée par les analystes et médias qui qualifient Internet comme l’économie de demain. Au passage, je souscris à mon premier vrai abonnement de téléphone portable qui commence à émerger. Par contre, la facture est très salée lorsque j’utilise mon portable.
Avançons maintenant sur 2001-2003, nous avons l’éclatement de la bulle internet. L’économie rentre en récession. De nombreux boursicoteurs se font littéralement détruire économiquement par le Nasdaq qui subit une chute digne de la grande dépression. On découvre alors que une entreprise qui n’a pour simple business modèle qu’une page web et aucune logique de génération de revenu et ne vit que sur une capitalisation boursière fictive et des commentaires théoriques d’analystes ne peut durer. Nous voyons alors l’émergence d’articles médiatiques et de commentaires d’analystes qui maintenant pronostiquent la fin de l’Internet. Il s’agit en fait que d’un hobby qui ne procure aucun intérêt économique et donc ne constituera pas le secteur de demain. En parallèle, je viens de passer à une innovation exceptionnelle : l’ADSL, cela me coûtera 79 Francs Suisse (je viens alors de déménager en Suisse). Mais je me connecte maintenant à 128Ko/Sec (soit 4 fois plus vite qu’à l’époque de mon modem), ma ligne téléphonique n’est plus immobilisée et je n’ai plus de mauvaise surprise sur ma facture téléphonique et je n’ai pas besoin de tenter pendant une demi-heure de me connecter. J’ai donc internet illimité sans contrainte d’attente et à une vitesse qui semble de plus en plus rapide. Le Net commence à se démocratiser, je constate que de plus en plus d’amis souscrivent eux aussi à un abonnement ADSL. La démocratisation de l’Internet arrive à grand pas… au moment où les médias décrient… cette technologie.
En résumé, la bulle internet se transforme en grande dépression Internet, les médias et analystes pronostiquent le web comme le plus gros loupé économique et sans avenir financier (il faut raisonner en investisseur sur ce point), mais en parallèle, ce même outil commence à se démocratiser avec l’arrivée de l’ADSL, nous avons alors une connexion plus rapide, illimité à un prix assez accessible et avec une expérience d’utilisateur assez agréable puisque nous n’avons pas à retenter des dizaines de fois pour accéder sur la toile. Au passage, j’ai toujours mon abonnement de téléphone portable mais le prix reste encore assez exorbitant mais je commence à prendre de plus en plus l’habitude d’être facilement joignable sur mon téléphone. Je n’envisage cependant pas d’utiliser les sms car je n’en vois pas l’utilité et c’est trop cher à mon goût.
J’ai aussi acheté mon premier Ipod, les analystes pensent que la révolution Ipod est finalement qu’une passade sans avenir. Mais j’apprécie quand même l’utilité lors de mon achat.
Avançons maintenant en 2006-2007, le marché reprend des couleurs et les compagnies du Nasdaq rattrapent une partie de leur retard voire mieux (pour celles qui avaient de solides fondamentaux et ont survécu). Les médias reconsidèrent l’internet comme le secteur de croissance de demain. Sur le plan personnel, je suis revenu à Paris et j’ai maintenant un abonnement ADSL à 49,90 euros par mois, la vitesse de ma connexion est de 1mo/sec (Soit 33 fois plus rapide que ma première connexion) mais en complément j’ai aussi le câble (et des dizaines de chaines) par l’ADSL et le téléphone illimité en France et dans de nombreux pays à travers le monde. En 2007, 66% des français achètent online. Sur le plan mobile, j’ai toujours mon abonnement téléphonique, par contre il me coûte tout de même moins cher car j’ai un abonnement avec certains numéros en illimités. J’utilise donc de plus en plus mon téléphone Portable, et je m’aventure même à envoyer quelques sms.
En résumé, l’Internet revient au goût du jour sur le plan économique, la démocratisation de cet outil que nous avions constatée en 2001-2003 se confirme et s’accélère et nous avons des abonnements portables de plus en plus accessible.
Maintenant je reviens à aujourd’hui, l’abonnement internet me coûte 39,90 euros, j’ai encore plus de chaines par l’adsl qu’en 2007, mon téléphone est illimité et le nombre de pays gratuit a augmenté, cerise sur le gâteau : ma connexion est à 10mo/sec (330 fois plus vite qu’en 1996) et cela coûte 10 euros de moins qu’en 2007. La démocratisation de l’Internet est maintenant une réalité complète. L’Internet devient même une source d’informations valables et utilisée pour diffuser des rumeurs. Barak Obama a même fait une partie de sa campagne sur Youtube. Le pourcentage d’achat sur internet augmente encore, les résultats de Amazon qui semble surfer sur la crise de consommation confirment la tendance. Un « Cyber Monday » équivalent du « Black Friday » est même créé aux Etats Unis. Le Web est rentré dans les mœurs. Quelques années plus tôt, c’était compliqué à utiliser, lent, cher maintenant c’est accessible, rapide, simple à utiliser et fait partie de la vie de tous les jours et semble même nécessaire. Le marché lui, est retombé dans une récession extrêmement sévère. Sur le plan téléphonie Mobile, j’abuse des sms, j’ai un forfait quasi illimité. Mais un nouveau « gadget » s’est rajouté à ma vie : le Iphone, je surfe maintenant sur Internet de partout, je check mes mails tout le temps et ne peut plus passer de ce magique outil. J’ai maintenant internet sur mon Mac à ma maison, mais aussi dans ma poche tout le temps avec moi. J’utilise internet (Apple TV) pour télécharger en streaming sur ma télévision les dernières séries et films, je n’ai plus de lecteur DVD car le Net a remplacé son utilité. Qui aurait pu y croire 13 ans plus tôt ou même 7 ans ? Ceux qui ont tout simplement compris que le monde évolue et que ces évolutions prennent des mois ou années à émerger et pas quelques jours.
Et pour les analystes, Itunes est devenu le numéro 1 en matière de vente de musique et le Ipod est devenu la référence pour les lecteurs MP 3. Pas mal pour une passade sans intérêt.
Aujourd’hui, il est inconcevable de croiser quelqu’un qui n’a pas Internet, un Ipod ou un téléphone portable et on considère peu crédible une entreprise qui n’a pas une vitrine sur le Net. 7 ans plus tôt, nous considérions encore surfer sur le web comme un luxe. Aujourd’hui, l’émail prend de plus en plus de part de marché sur le courrier simple. Le monde évolue. Et le bouleversement des habitudes en moins de 10 ans est incroyable.
Le réel profit de l’internet pour les investisseurs n’a pas été durant la bulle, mais au moment de la crise internet jusqu’à maintenant. Les gains d’investisseurs sont arrivés sur la période 2001-2008 car ils ont su que le Net n’était pas « mort » et qu’il fallait juste laisser le temps à ce fantastique outil de se développer. Ils ont raisonné sur le long terme en ignorant le complet changement d’attitude des analystes et médias.
Quand on réalise ceci, on a donc tout de suite envie de savoir quels sont les secteurs de demain ? Ceux qui vont générer des revenus exceptionnels sur la durée (l’aspect long terme est primordial)…
Il est nécessaire tout d’abord de définir comment on peut découvrir un secteur d’avenir :
- Il faut se projeter sur les besoins du monde et la tendance des consommateurs ou de l’économie pour les années à venir (et non les mois à venir)
- Il faut concevoir l’intérêt économique ou morale ou utilisateur ou environnemental du potentiel développement du secteur
- Il faut concevoir les possibilités de développement économique du secteur sur la durée
- Il faut imaginer la vie avec et sans le développement de ce secteur
- Il faut tout simplement concevoir si économiquement, tant pour l’investisseur que pour le consommateur, ce secteur peut se développer
Lorsque vous avez les réponses à ses questions ou une partie de ses questions (ainsi que d’autres que nous n’allons pas exposer car la liste est très longue) vous pouvez interpréter ou non si tel ou tel secteur à de l’avenir. Surtout, il faut ignorer le court terme, l’histoire de l’Internet est une fantastique preuve.
Pour le principe, afin de vous faciliter la vie et vous permettre de comprendre l’intérêt de ses questions, prenez le secteur de l’énergie renouvelable ou encore les Smartphones (avec l’émergence de solutions verticales comme le Iphone).. Vous avez d’autres secteurs encore mais je vous laisse le plaisir de tenter de les découvrir, personnellement, j’ai mes petites idées.
Posté par à 13:24 | Lien Permanent
